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    Préparer sa terrasse bois avant l'hiver picard

    Dans l'Aisne, l'hiver attaque moins une terrasse par le gel que par l'humidité qui ne redescend jamais. Voici ce qui compte vraiment avant la mauvaise saison.

    Angle d'une terrasse en bois exotique aux lames rougeâtres, vue de l'extérieur, bordée en périphérie par une bande de gravier blanc drainant, avec de la végétation qui déborde sur un côté et un jardin en arrière-plan.
    L'équipe de La Planète Bois en tee-shirt de la marque sur un chantier de carport bois

    Notre équipe

    Une vraie équipe, sur chaque chantier

    Pas de sous-traitance opaque : nos charpentiers, en tenue La Planète Bois, fabriquent en atelier et posent eux-mêmes chaque terrasse, pergola et carport. C'est notre marque de sérieux — sur le terrain, du premier échange à la dernière vis.

    Fin septembre, les premières feuilles commencent à tomber et les journées raccourcissent nettement. Sur une terrasse bois, ce n'est pas encore l'hiver, mais c'est le moment où on décide si la mauvaise saison qui arrive va bien se passer ou pas. Contrairement à une idée reçue, ce n'est pas le gel qui pose problème en Picardie : c'est l'humidité qui s'installe et ne repart plus.

    Un hiver picard : pas si froid, mais humide en continu

    L'hiver dans l'Aisne n'est pas un hiver de montagne. Il est plutôt doux et gris, avec une pluie fréquente plus qu'une pluie violente, et des alternances de gel et de dégel qui font plus de dégâts par leur répétition que par leur intensité. Le vrai sujet, ce n'est pas la température : c'est que l'air reste chargé d'humidité pendant des semaines, avec très peu de soleil pour faire sécher quoi que ce soit. Une terrasse bien pensée, avec une essence adaptée à ce climat, encaisse ça sans souci. C'est d'ailleurs un sujet qu'on aborde en détail dans notre article sur le choix d'une essence de bois adaptée au climat picard. Mais même la meilleure essence n'aime pas rester mouillée en permanence, et c'est exactement ce qui arrive quand une terrasse ne peut pas sécher entre deux pluies.

    Les feuilles mortes, le vrai sujet de l'automne

    On sous-estime souvent l'impact des feuilles mortes sur une terrasse bois. Ce n'est pas qu'une question d'esthétique. Une feuille qui tombe sur le platelage et qu'on ne ramasse pas va se coincer dans les jeux entre les lames, l'espace laissé volontairement pour l'écoulement de l'eau. Avec les pluies d'automne, plusieurs feuilles s'accumulent au même endroit, se tassent, commencent à se décomposer, et forment un petit matelas humide qui retient l'eau contre le bois en continu. Ce matelas bouche aussi une partie du jeu qui devait laisser l'eau s'écouler et l'air circuler par le dessous.

    Le geste utile est simple : passer un coup de balai ou de souffleur sur le dessus régulièrement pendant la chute des feuilles, et vérifier aussi ce qui s'accumule sous la terrasse, contre les lambourdes ou dans l'espace de ventilation. C'est là, à l'abri des regards, que les feuilles s'entassent le plus discrètement et font le plus de dégâts sur la durée.

    La ventilation sous le platelage, ce qui permet à une terrasse de sécher

    Une terrasse bois ne sèche pas seulement par le dessus, exposée à l'air et au peu de soleil disponible en hiver. Elle sèche surtout grâce à la circulation d'air qui passe par en dessous, entre le sol et le platelage. C'est ce principe de ventilation qui est au cœur d'une bonne pose sur plots ou sur lambourdes, un sujet qu'on détaille dans notre article sur la pose d'une terrasse bois sur plots ou sur dalle.

    Avant l'hiver, le réflexe à avoir est de faire le tour de la périphérie de la terrasse et de vérifier que rien ne bouche cette circulation d'air : de la terre qui a fini par remonter au fil des saisons, du gravier qui s'est colmaté et tassé, du paillage de massif poussé un peu trop près de la rive, ou simplement des herbes hautes qui ont repris leurs droits pendant l'été. Une terrasse qui ne respire plus par en dessous met beaucoup plus longtemps à sécher après chaque pluie, et c'est exactement ce qu'on veut éviter sur tout un hiver d'humidité continue.

    L'évacuation de l'eau en périphérie

    C'est aussi la bonne saison pour observer où va l'eau, parce qu'avec les pluies d'automne, les problèmes deviennent visibles très vite. La bande drainante ou la zone de gravier en bordure de terrasse, censée absorber le ruissellement, finit parfois par se charger en terre, en mousse et en débris végétaux au point de ne plus jouer son rôle. Une descente de gouttière mal orientée qui déverse directement sur le platelage, ou une flaque qui se reforme toujours au même endroit après chaque averse, sont des signaux à ne pas laisser filer jusqu'au printemps. Un petit décolmatage du gravier ou une réorientation de gouttière, faits maintenant, évitent qu'une zone reste détrempée pendant tout l'hiver.

    Ce qu'on enlève avant l'hiver

    Certains éléments qu'on laisse tranquillement en place l'été deviennent problématiques dès qu'ils restent immobiles pendant des mois sur un bois qui a besoin de sécher. Les pots de fleurs, les jardinières et les paillassons laissés au même endroit tout l'hiver créent une zone qui ne voit jamais l'air ni la lumière et qui reste humide en permanence : c'est souvent là qu'apparaissent les premières traces de mousse ou de marque sombre au printemps suivant. Le mobilier de jardin qu'on ne rentre pas doit au moins être décalé de temps en temps. Quant aux tapis d'extérieur, mieux vaut les ranger : ils retiennent l'humidité contre le bois exactement comme une éponge posée en permanence.

    Le piège à ne pas faire : bâcher la terrasse

    C'est un réflexe qui part d'une bonne intention et qui produit l'effet inverse. Poser une bâche sur un platelage pour le « protéger » de la pluie empêche surtout l'évaporation de l'humidité qui remonte du sol ou qui s'infiltre par les côtés. Résultat : l'eau reste piégée sous la bâche, le bois ne voit plus l'air, et on obtient une terrasse plus humide, pas moins, avec un terrain parfait pour les mousses et les moisissures. Une terrasse bois extérieure est faite pour rester à l'air libre toute l'année, pluie comprise.

    La glissance, une question de sécurité

    Avec l'humidité qui s'installe et le peu de soleil pour sécher les surfaces, les mousses et les dépôts verdâtres se développent plus vite en hiver, en particulier sur les zones à l'ombre et sur les marches, qui sont aussi les endroits où on marche le moins vigilant. Un nettoyage fait avant l'hiver, avant que ces dépôts ne s'installent, est donc autant une question de sécurité que d'esthétique. On ne détaille pas ici la méthode de nettoyage et de dégrisage : elle est expliquée pas à pas dans notre article sur l'entretien d'une terrasse bois.

    Le timing, si on veut appliquer un produit

    Si l'idée est d'appliquer un saturateur ou une huile avant l'hiver, le timing compte plus que le produit lui-même. Un produit de finition a besoin d'un bois sec en profondeur et de températures encore douces pour bien pénétrer et sécher correctement. Passé un certain stade de l'automne, avec un bois déjà gorgé d'humidité et des journées froides et courtes, l'application ne pénètre plus vraiment : le produit reste en surface, sèche mal, et le résultat est décevant. Si la fenêtre est passée, il vaut mieux attendre le retour de conditions plus sèches au printemps que de mal appliquer maintenant. Pour le choix du produit et la méthode d'application, tout est déjà couvert dans notre article sur l'entretien d'une terrasse bois cité plus haut.

    Le rapide tour d'inspection d'automne

    Avant que le platelage ne passe l'hiver sous une humidité quasi permanente, c'est le bon moment pour repérer les petits défauts pendant qu'ils sont encore petits. Une lame qui bouge légèrement, une vis qui a commencé à remonter, une marche qui joue un peu plus qu'avant : chacun de ces signes est un point qu'il vaut mieux revérifier maintenant, avant que l'humidité de l'hiver ne les aggrave. Les repérer à l'automne, c'est éviter qu'ils ne deviennent un vrai souci au printemps. Notre article sur la visserie et la quincaillerie pour le bois extérieur détaille comment vérifier et reprendre ce type de fixation.

    Le tour de terrasse d'avant-hiver, en résumé

    • Dégager les feuilles accumulées dans les jeux entre les lames et sous le platelage
    • Vérifier que la périphérie de la terrasse n'obstrue pas la ventilation par en dessous
    • Contrôler l'écoulement de l'eau : gravier, bande drainante, gouttières, points de flaque récurrents
    • Ranger ou décaler pots, jardinières, paillassons et tapis d'extérieur
    • Ne surtout pas bâcher le platelage
    • Repérer les lames qui bougent, les vis qui remontent, les marches qui jouent

    Une terrasse bien conçue demande peu de préparation

    Ce tour d'automne prend peu de temps quand la terrasse est bien conçue au départ : une ventilation qui n'a jamais été bouchée, une périphérie qui laisse l'eau s'évacuer, un jeu suffisant entre les lames. Si, au contraire, chaque automne devient une corvée avec de l'eau qui stagne toujours au même endroit ou un bois qui reste détrempé des jours après chaque pluie, le problème vient rarement de l'entretien : il vient le plus souvent de la conception ou de la pose d'origine. Certaines erreurs classiques, détaillées dans notre article sur les erreurs de pose d'une terrasse bois, expliquent une bonne partie de ces situations récurrentes.

    Si votre terrasse actuelle vous donne ce genre de fil à retordre chaque automne, ou si vous préparez un projet de terrasse bois sur mesure à Soissons pensé dès le départ pour bien évacuer l'eau et bien ventiler, on peut en discuter directement via notre page contact ou par téléphone au 09 83 62 66 24.

    Bon à savoir

    Questions fréquentes

    Faut-il bâcher sa terrasse bois pour l'hiver ?

    Non, il ne faut pas bâcher une terrasse bois l'hiver. Une bâche posée sur le platelage empêche l'évaporation de l'humidité et l'enferme contre le bois, ce qui favorise justement les mousses et l'encrassement qu'on cherche à éviter. Une terrasse bois extérieure est conçue pour rester à l'air libre toute l'année.

    Pourquoi ma terrasse reste-t-elle humide plusieurs jours après chaque pluie en hiver ?

    C'est en général un problème de ventilation par en dessous plutôt qu'un défaut du bois lui-même. Si la périphérie de la terrasse est obstruée par de la terre, du gravier colmaté ou du paillage, l'air ne circule plus sous le platelage et le séchage est beaucoup plus long. Vérifier et dégager cette périphérie avant l'hiver améliore nettement la situation.

    Faut-il enlever les pots et jardinières de la terrasse en hiver ?

    C'est recommandé, ou au moins il faut les décaler régulièrement. Un pot laissé au même endroit tout l'hiver crée une zone qui ne sèche jamais et qui marque le bois avec le temps. Les tapis d'extérieur posent le même problème et devraient être rangés pour la saison.

    Quand est-il trop tard pour appliquer un saturateur avant l'hiver ?

    Dès que le bois reste durablement humide et que les températures deviennent trop basses pour permettre au produit de pénétrer et de sécher correctement, l'application n'a plus d'intérêt et donne un résultat décevant. Si cette fenêtre est passée, mieux vaut attendre des conditions plus sèches au printemps plutôt que d'appliquer un produit dans de mauvaises conditions.

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