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    Quelle essence de bois choisir face au climat picard ?

    Pluie fréquente, gels hivernaux, redoux humides : dans l'Aisne et les Hauts-de-France, le climat ne pardonne pas les mauvais choix de bois. On vous explique pourquoi la classe d'emploi compte plus que l'essence elle-même, et comment on sélectionne le bon bois pour chaque ouvrage extérieur.

    Bardage en bois de robinier, essence naturellement durable, sur un chantier La Planète Bois
    L'équipe de La Planète Bois en tee-shirt de la marque sur un chantier de carport bois

    Notre équipe

    Une vraie équipe, sur chaque chantier

    Pas de sous-traitance opaque : nos charpentiers, en tenue La Planète Bois, fabriquent en atelier et posent eux-mêmes chaque terrasse, pergola et carport. C'est notre marque de sérieux — sur le terrain, du premier échange à la dernière vis.

    « Quel bois va tenir chez nous ? » C'est une question qu'on nous pose presque à chaque devis, que ce soit pour une terrasse, un carport, un bardage ou une pergola. Dans l'Aisne et plus largement en Picardie, le climat n'est pas tropical, mais il n'est pas non plus tendre avec le bois mal choisi ou mal posé : humidité qui s'installe, pluies fréquentes, gels d'hiver suivis de redoux, alternance de mouillage et de séchage. On vous explique, en tant qu'artisans charpentiers installés à Villeneuve-Saint-Germain, comment on raisonne ce choix.

    Le climat picard : humide et changeant, sans être extrême

    Sans sortir de chiffres qu'on ne maîtrise pas, on peut dire simplement ce qu'on observe sur nos chantiers : les Hauts-de-France connaissent des périodes pluvieuses réparties sur une bonne partie de l'année, des gels hivernaux qui alternent souvent avec des redoux, et une humidité ambiante qui a tendance à stagner, notamment près des sols argileux ou dans les zones peu ventilées. Ce n'est pas un climat qui « attaque » le bois violemment comme le ferait un bord de mer, mais c'est un climat qui teste sur la durée : le bois se mouille, sèche, se remouille, gonfle, se rétracte. C'est cette alternance répétée, plus que l'intensité d'un seul épisode, qui met les ouvrages à l'épreuve.

    Ce qui protège vraiment le bois : la classe d'emploi, pas la météo

    C'est le point qu'on tient à corriger systématiquement en rendez-vous : ce n'est pas « le climat picard » en tant que tel qui détermine le bois à utiliser, c'est l'exposition réelle de chaque pièce de bois. Une lambourde posée au ras du sol n'a pas les mêmes contraintes qu'un bardage vertical ventilé à un mètre du sol. C'est exactement ce que définit la classe d'emploi selon la norme EN 335 : classe 3 pour du bois en extérieur mais hors contact permanent avec le sol ou l'eau (bardage, structure hors sol), classe 4 pour du bois en contact avec le sol ou l'eau douce, en humidification quasi permanente (poteaux enterrés, lambourdes basses, platelage très exposé). On détaille ces classes et leur logique dans notre article dédié : classes d'emploi du bois en extérieur. Le climat picard n'invente pas de nouvelle classe : il rend simplement l'exposition réelle plus sévère qu'un climat sec, donc plus exigeant sur le bon respect de ces classes.

    Le pin traité autoclave classe 4 : la solution la plus courante

    Sur nos chantiers, le pin sylvestre ou maritime traité par autoclave en classe 4 reste l'essence la plus utilisée, et pour de bonnes raisons : disponibilité, facilité de mise en œuvre, et une aptitude reconnue à l'extérieur, y compris au contact du sol selon le traitement appliqué. Le traitement autoclave fait pénétrer un produit de préservation en profondeur dans le bois, ce qui compense sa durabilité naturelle assez limitée. C'est souvent le choix par défaut pour une ossature de carport, des poteaux enterrés ou une structure secondaire, quand le budget doit rester maîtrisé.

    Le douglas : une essence locale bien adaptée

    Le douglas est une essence qu'on apprécie particulièrement pour les charpentes et bardages en Picardie. Une fois son aubier purgé (la partie périphérique la moins durable), son bois de cœur présente une durabilité naturelle correcte, plutôt en classe 3, pour des usages hors contact permanent avec le sol. Sa teinte rosée à orangée vieillit ensuite vers un gris argenté, un compromis apprécié pour les bardages et les structures de pergola non traitées chimiquement. C'est une essence produite dans nos régions, ce qui en fait un choix cohérent pour qui cherche du bois local.

    Robinier et chêne : la durabilité naturelle

    Le robinier, aussi appelé faux-acacia, fait partie des essences européennes les plus durables naturellement, sans avoir besoin d'un traitement chimique. C'est une essence exigeante à travailler mais très intéressante pour des usages extérieurs soutenus : bardage, clôture, terrasse. Le chêne, de son côté, est une essence dense et durable, historiquement utilisée en charpente et en poteaux extérieurs. Il est plus lourd à mettre en œuvre et contient des tanins qui peuvent marquer certaines finitions au contact de l'eau, mais sa robustesse en fait un choix solide pour des ouvrages qui doivent durer.

    Carport en chêne, essence durable, réalisé par La Planète Bois près de Troyes
    Carport en chêne massif, chantier La Planète Bois près de Troyes.

    Les bois exotiques : le haut de gamme du platelage

    Pour les terrasses très exposées ou pour une recherche esthétique particulière, des bois exotiques comme le cumaru ou l'ipé offrent une densité et une durabilité naturelle très élevées, souvent classées en classe 4, parfois évoquées en classe 5 pour des usages qu'on ne rencontre pas dans nos ouvrages extérieurs terrestres. Ce sont des bois qui demandent un outillage adapté et un budget plus conséquent, réservés aux projets haut de gamme.

    EssenceUsage typiqueAtout principal
    Pin traité autoclaveOssature, poteaux, structureÉconomique et polyvalent
    DouglasBardage, charpente, pergolaEssence locale, bon compromis
    RobinierBardage, clôture, terrasseDurabilité naturelle sans traitement
    ChênePoteaux, charpente apparenteDensité et robustesse
    Exotiques (cumaru, ipé)Platelage haut de gammeTrès haute durabilité naturelle

    La pose compte autant que l'essence

    On le répète à chaque chantier : la meilleure essence du monde ne compense pas une pose qui piège l'humidité. Une lame d'air ventilée derrière un bardage, des pieds de poteau décollés du sol sur platine métallique, un platelage qui laisse l'eau s'évacuer plutôt que stagner, des fixations qui ne créent pas de poche d'humidité : c'est ce soin de mise en œuvre qui fait la différence sur la durée, en climat picard comme ailleurs. Et quand le bois change de couleur et grisaille avec le temps, ce n'est pas un signe de dégradation mais un phénomène naturel de surface, comme on l'explique dans notre article sur le grisaillement du bois. Pour approfondir le choix d'une essence spécifiquement pour une terrasse, vous pouvez aussi consulter notre article quel bois pour une terrasse extérieure.

    Notre accompagnement dans l'Aisne et les Hauts-de-France

    Chaque projet a sa propre exposition : un carport ouvert aux quatre vents n'a pas les mêmes contraintes qu'une pergola adossée à une façade abritée. On prend le temps, à chaque devis, d'évaluer l'exposition réelle de l'ouvrage avant de recommander une essence et une classe d'emploi. Vous pouvez découvrir nos réalisations bois sur mesure à Soissons ou nous contacter directement pour en discuter.

    Un projet en tête ? Contactez-nous via notre page contact ou par téléphone au 06 36 39 57 98, on prend le temps de vous expliquer le choix d'essence le plus adapté à votre exposition.

    Bon à savoir

    Questions fréquentes

    Quel bois choisir dans les Hauts-de-France pour l'extérieur ?

    Il n'y a pas une essence unique valable partout : le choix dépend surtout de l'exposition de l'ouvrage. Un pin traité classe 4 convient pour la plupart des structures et poteaux, tandis que le douglas, le robinier ou le chêne sont intéressants pour un bardage ou une terrasse selon le budget et le rendu recherché.

    Faut-il forcément traiter le pin utilisé en extérieur ?

    Oui, le pin a une durabilité naturelle limitée et doit être traité, généralement par autoclave, pour tenir dans la durée en extérieur. C'est ce traitement qui lui permet d'atteindre une classe d'emploi adaptée, y compris au contact du sol.

    Le douglas résiste-t-il bien à l'humidité picarde ?

    Le douglas a une durabilité naturelle correcte une fois son aubier purgé, ce qui en fait un bon choix pour des usages hors contact permanent avec le sol comme le bardage ou la charpente. Il reste toutefois important de respecter une pose ventilée pour limiter les reprises d'humidité prolongées.

    Le bois qui grise avec le temps est-il abîmé ?

    Non, le grisaillement est un phénomène naturel de surface lié à l'exposition aux UV et aux intempéries, pas un signe de dégradation structurelle. Le bois conserve ses propriétés mécaniques sous cette couche superficielle grise.

    L'essence de bois suffit-elle à garantir la durée d'un ouvrage ?

    Non, l'essence n'est qu'une partie de l'équation : la classe d'emploi adaptée à l'exposition et une pose qui permet au bois de sécher (ventilation, drainage, absence de contact permanent avec l'eau) comptent tout autant. Une belle essence mal posée peut se dégrader plus vite qu'un bois traité correctement mis en œuvre.

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